Jean Arcelin

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Biographie

Technique : Peinture

Lieux d’exposition :

30 rue Cardinet – PARIS | Voir la carte »

Né à Paris en 1962 

Peintre franco-suisse
Diplômé en histoire de l’art à la Sorbonne
Expose depuis 1988

Né à Paris en Juin 1962, Jean Arcelin considère la peinture comme un dialogue avec ses contemporains.

Après des études à l’école Charpentier, et après avoir obtenu une licence d’histoire de l’art en Sorbonne, il travaille en atelier avec des maîtres qui développent son goût pour la peinture du XVIIe et XVIIIe siècle. Utilisant toutes les références, ne se privant, à l’image des baroques, d’aucun effet, il fait voyager le spectateur dans des lieux majestueux ou surannés (calanques, neiges alpines, bibliothèques, divans cramoisis…) L’espace est donc un des mots-clés de cette peinture vivante exécutée d’un geste rapide et spontané.

Figuratif sans complexe, il se définit comme un faux réaliste.

Il expose régulièrement depuis 1990 en France et en Suisse et enseigne la peinture à l’Atelier du Passage, situé dans le 17e arrondissement de Paris.

 

« L’illusionnisme sied au peintre Jean Arcelin (né en 1962) qui se joue des effets de perspective, rivalise d’audaces en suggérant les contre-plongées spatiales dans un espace qui piège notre regard. Pour cette mise en abyme du réel, le geste domine toutes les difficultés picturales. Qu’il s’agisse des superpositions de plans, des lignes de fuite creusant artificiellement l’espace jusqu’au vertige dans ses bibliothèques avec leurs rayonnages dilatés par une lumière réfléchissante jusqu’au flou abstrait, ses intérieurs abritant des mystères imaginaires qui se rétractent sous la pression  d’ellipses lumineuses.

Avec les plongées dans les rues de Lisbonne, les vues panoramiques au-dessus de la mer calées par un premier plan pourtant bien réel, le doute s’installe. Avec des cadrages qui empruntent aux procédés cinématographiques, l’impression de vacillement se confirme. L’artiste pratique la fiction avec une maestria et un bonheur de peindre dont témoignent ses qualités picturales. Son aisance à manier la couleur par touches alertes, par fines couches d’huile posées sur une légère préparation à l’acrylique, favorise la mobilité, la diffusion lumineuse dans des chromatismes propres au mirage. Il n’hésite pas à recourir à des dissonances vives, à accrocher un accord par une coulée colorée.

Ses peintures récentes déstabilisent notre vision. Où est le réel, quel jeu joue-t-il sur notre perception ? La peinture exerce tous les droits d’un trompe-l’œil rattrapé par un art qui démonte la vérité, la retourne et nous en propose une interprétation virtuelle. »

Lydia Harambourg, Membre correspondant de l’Institut, Académie des Beaux-Arts.


Oeuvres de l’artiste

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